Sommaire
Une décision radicale pour protéger les données gouvernementales
Le gouvernement australien a décidé d’interdire l’utilisation des produits et services Kaspersky au sein de ses agences. Cette mesure découle d’un risque de sécurité jugé inacceptable, lié aux menaces d’ingérence étrangère. Stephanie Foster, secrétaire d’État aux Affaires intérieures, a insisté sur le fait que cette interdiction vise à protéger les réseaux et les données gouvernementales.
Calendrier d’application et exceptions
Tous les fonctionnaires dépendants du gouvernement devront se conformer à cette nouvelle directive et résilier leurs licences Kaspersky d’ici le 1er avril. Cependant, une dérogation pourrait être accordée dans des cas d’exceptions justifiées, mais uniquement pour des raisons commerciales légitimes et limitées au domaine de la sécurité nationale.
Kaspersky sur un terrain glissant
Cette décision australienne intervient suite à l’interdiction du logiciel Kaspersky par les États-Unis. En 2022, le gouvernement américain avait élargi son enquête, affirmant que la société entretenait des liens étroits avec le Kremlin. Les conséquences avaient été sévères : Kaspersky a été contraint de cesser la commercialisation de nouveaux logiciels et de fermer ses opérations sur le territoire américain.
Un précédent international
Les États-Unis ont ouvert la voie, interdisant l’utilisation des logiciels Kaspersky dans les agences fédérales depuis 2017. Ce précédent a incité les gouvernements néerlandais, canadien, allemand et italien à prendre des mesures similaires. Même l’ANSSI, l’agence de cybersécurité française, avait mis en garde contre les risques liés à l’utilisation des outils de Kaspersky.
Une menace mondiale
Cette vague d’interdictions souligne un sentiment croissant d’inquiétude face aux menaces cybernétiques. Les gouvernements cherchent à renforcer la sécurité de leurs systèmes en évitant les logiciels qui pourraient être utilisés pour l’espionnage ou le sabotage. L’Australie rejoint ainsi un ensemble de nations qui prennent des mesures sérieuses pour protéger leurs infrastructures critiques.
Conclusion : vers une cybersécurité renforcée
En interdisant Kaspersky, l’Australie montre l’importance qu’elle accorde à la sécurité nationale et à la protection de ses données sensibles. Cette décision n’est qu’une des nombreuses prises à l’échelle mondiale, soulignant une tendance vers un renforcement des mesures de cybersécurité face à un environnement toujours plus menaçant. Les gouvernements doivent rester vigilants et adapter leurs stratégies pour faire face à un paysage numérique en constante évolution.